BOBODIOULASSO ET SES ENVIRONS

Bobodioulasso : Ville du djembé et du balafon

C'est la capitale de la région des Hauts-Bassins, de la province du Houet et préfecture du département du même nom. C’est  la deuxième en population après Ouagadougou

Situation géographique
Située au sud-ouest du Burkina,ancienne capitale coloniale et encore appelée capitale économique, Bobo-Dioulasso couvre une superficie de 13 678 ha et comptait en 2012  selon l’EPOB  813 610 habitants. La commune de Bobo-Dioulasso est administrée par un Maire et un bureau élus au sein du conseil municipal pour une durée de cinq ans. La ville bénéficie d'un climat plutôt doux.

Histoire

C’est au XIe siècle (certains disent Xe siècle) qu’un ancêtre des Bobo-Dioula, originaire du Mandé, vint abattre des arbres dans la forêt pour construire sa maison qui existe encore aujourd’hui sous le nom de « Kibi », (ce qui signifie arbres en Bobo) d’où le premier nom Kibidoué.  Kibidoué était au croisement de tous les trafics et de tous les échanges avec le Mali, la Côte d’ivoire, le Niger et même le Ghana. Le village était essentiellement peuplé de Mandé (agriculteurs), de Jula et de Dafing, grands commerçants, de Bobo cultivateurs, quelques Haoussas faisaient du commerce avec Djenné au Mali.

L’administration française, dès son arrivée en 1897, procède à l’éclatement de ce gros village, couramment appelé sya. Après 1897, sya devient un poste administratif et militaire. Le colonisateur s’installe en amont  de la rivière  Houet, sur la rive gauche  au sud de Kibidoué. En 1904, le commandant Coudrellier baptise la ville  du nom de « Bobo Dioulasso » signifiant en Dioula « La maison des bobos, des Bobo-Dioulasso  et des Dioula »

Avec  le processus de décentralisation amorcé en 1996(en 1995, 26 000 parcelles ont été loties) et les énormes potentialités dont regorge la ville, l’urbanisation s’améliora à un rythme très soutenu. Aujourd’hui  la capitale de la région des Hauts –Bassins et de la province du Houet  à une superficie de  15 000 ha que couvrent 7 arrondissement et ‘’69 secteurs’’ dont  36 ne sont  répertoriés que par des noms de village. Le nouveau marché est top, de même que le musée de la culture.

Économie

Longtemps considérée comme la capitale économique du pays, notamment par sa proximité avec Abidjan et par sa forte production de coton, principale richesse du pays, la ville est en perte de vitesse depuis les crises ivoiriennes de 2002 et 2010-2011. La ville n'accueille que 20 % des entreprises du pays contre 58 % pour Ouagadougou.

Le commerce


Du fait de sa position de carrefour international, la fonction commerciale tient une place de choix dans la ville de Bobo-Dioulasso. Un grand nombre de maisons de commerce nationales et étrangères ont leur siège à Sya.
Le répertoire de la Chambre de Commerce dénombre 180 établissements de commerce allant du commerce général à l’import–export, à la vente de textiles, de matériaux de construction, au commerce des machines, automobiles, appareils électriques ; Bobo-Dioulasso compte environ 18 marchés.

L’industrie


L’essentiel du tissu industriel bobolais est constitué par l’agro-alimentation (Brakina, Citec Huilerie) par l’agro-industrie (Sofitex, Sofib, Mabucig), industrie légère (Sonaceb cartonnage, Winner piles, Filsah produits cotonniers), par la mécanique et la métallurgie (Sifa, CBTM, Profimétaux, EERI-BF, AUMI) et par la chimie et ses dérivés (Saphyto, SAP). La zone industrielle aménagée le long de la voie ferrée s’étend actuellement vers le quartier Lafiabougou.

L’industrie bobolaise est surtout destinée au marché intérieur mais avec le développement de la filière coton, il est possible d’envisager une industrie d’exportation.

Depuis 2005 une industrie d'exportation de fruits, notamment de mangues fraîches, s'est mise en place.

Le transport


L'Aéroport de Bobo-Dioulasso est doté d'une piste de 3 300 m (après Dakar la plus longue de l'Afrique occidentale) et peut recevoir tout type d'avions. Il y a deux vols par semaine vers Abidjan et Ouagadougou.

Bobo-Dioulasso est situé sur le chemin de fer Abidjan-Ouagadougou, exploité par la Sitarail. Il y a trois trains de passagers par semaine sur Abidjan et Ouagadougou, et environ deux trains de marchandises par jour. Une plate-forme à conteneurs moderne se trouve dans la zone industrielle.

Pour le transport routier, la ville est un important carrefour sur l'axe Mali-Lomé.